dimanche 27 juillet 2008

Mon Obamania

Depuis quelques temps on parle d'Afghanistan, et des problèmes des "droits de l'homme", et bien évidement du "droit de la femmes". Ces droits lapidés par des extrémistes enferment dans un ostracisme toute une génération.
Ces droits sont ils à eux seuls la raison du redéploiement des troupes américaines que l'on a pu constater ?
Pourquoi la France diplomatique, si chère aux coeurs français, cède t-elle le pas à un engagement plus direct des forces Françaises en Afghanistan ?

Petit rappel de la géopolitique depuis "la révolution iranienne" et les conséquences que l'on connaît sur le déséquilibre du "triangle du pétrole"

A l'issu de l’invasion de la coalition menée par les États-Unis en 2003 en Irak, qui possède la troisième plus grande réserve de pétrole du monde, un droit de regard est accordé sur les trois pays environnants.
Les émirats du golfe Persique, l'Iran, et le Caucase renfermant le pétrole du Bakou et traversé par les oléoducs d'Asie centrale vers l'Europe.

L'Iran est géographiquement pris en tenaille entre l'Afghanistan, le Pakistan, le Turkménistan d'un coté et l'Irak de l'autre. L'Iran est le deuxième exportateur de gaz au monde, et le 4ème en pétrole.

Dans un tel contexte, il est inconcevable que les Français, qui bien qu'ils aient décidé de diminuer leur dépendance au pétrole à moyen terme, puisqu'ils ont planifié de diminuer leur intensité énergétique de 2,5% par an en 2015 jusqu'en 2030, ne puissent pas avoir également une mains mise sur le contrôle des capacités de désservissement pétrolier par la zone caucasienne et un retour sur investissement par la stabilisation du facteur politique régionale du triangle.

Laisser seul les états Unionistes sans les Français agir dans un processus de stabilisation desservirais les intérêts internationaux aussi bien économiquement que politiquement, puisqu'il y va de la crédibilité des personnes aux pouvoir.

Or, Notre président, M. Sarkozy a très bien compris les enjeux, et pris la décision, certes très controversé dans l'hexagone, mais nécessaire économiquement. Le contrôle de la plateforme de désservissement pétrolier est un enjeu vital pour les Européens. Laisser seul les Américains, bien qu'aidé par les Britanniques ne serait pas souhaitable aux vues de l'Elysée.

M. Obama, qui surf actuellement sur une notoriété inespéré dans l'Europe, forge intelligemment des liens solides, en aillant compris les besoins qu'une alliance forte de pouvoir géographique plus présente pourraient permettre dans ce damier géopolitique.
En effet, des pays Européen, très peu sont aller prendre le risque de déstabiliser la région, et d'amener aux portes de l'Europe les conflits inéluctables qu'aurais fait peser un engagement plus intense et direct.
S'était dans ce sens, avant une Europe forte, et avant le 11 Septembre que la politique extérieur Française se protégeait.

Aujourd'hui, il est impératif de procéder à la stabilisation définitive de la région, et la politique des grands acteurs internationaux va en ce sens.
M. Obama a fait naître un espoir fort en épousant des idéaux communs avec les concepts économiques Européens. Le message "Européen" délivré lors de son passage en Allemagne fut entendu fort et clair dans l’esprit de l'Union Européenne.

L'Obamania, maladie que j'ai contracté il y a bien longtemps, n'est pas que la panache d'une mode pro américaine, c'est un réel espoir de voir une politique extérieure américaine qui se tournera vers les partenaires Unioniste Européen en leurs laissant la possibilité d'accomplir un partenariat durable et rentable.

M. Obama n'est pas en soit qu'un espoir dans la résolution de problèmes intérieurs Américain, mais préfigure une ouverture, qui nous manque tant à nous les Européens, vers une amérique si hermétiquement fermée dans sa vision héliocentrique du paysage économique et sociale mondiale.

J’apprécie de plus en plus cet homme que je regarde de loin depuis longtemps, et qui grimpe lentement mais sûrement les marches vers les plus hautes fonctions.


Et les droits de l'homme et de la femme dans tous ça ?
Et bien, comme d'habitude, ils seront sacrifiés devant les problèmes beaucoup plus tangibles du prix de la nourriture, et du prix que coûte les moyens de transport nécessaires pour aller chercher son enfant à la sortie de l'école.

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