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SylphidePoussière d'ange sur mes ailes froissées
Qui d'une brise tendent à s'envoler
Plume d'orage et couleurs moirées,
ma robe fuse, vaporeuse, dans la clarté
Impérieux, il semble que grondent,
d'un chant profond quelques secondes
Mélopées d'été à gorge déployé
Tombent ainsi adorables larmes
Les muses qui chuent du torant céleste
Celles-la même qui inspirent les Dieux
et volent gracieuses au-dessus des hommes
Assourdis, il semble que grondent,
d'un chant profond quelques secondes
Douleurs d'été, les pleurs étouffés
Calme tourmente à l'astre de jour,
Délitée par Eole aux vents violents,
d'une inspiration je gonfle d'orgueil
Mais j'expire sur les rivages lointains
Regrettés, il semble que grondent,
d'un chant profond quelques secondes
Chagrin d'été, les rires oubliés
Vécu hardiment cette saison passée
Mon vol gracieux filant, éthéré
Suis-je oiseau cherchant l'envol
ou un orage fuyant l'été ?
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