dimanche 25 mai 2008

Atone

14H00
Je marchais l’air triste. J’ai l’air pas mal triste en ce moment. Et ça empire.
Quand on es atone, on fini triste, c’est inévitable. Mais là, je me sentais très triste.
La tristesse, ça rend con. Et comme je suis déjà très con à la base…
Résumons. Con et triste. Si on m’avait donné un miroir, j’aurais fini en flaque.

Je marchais dans la rue, perdu dans mes sinistres pensés.
Mon chemin me mena au parc derrière mon pavillon.
C’était un grand parc, avec un lac en son milieu.
Un parc, tout ce qu’il y a d’ordinaire.
Des jeux pour les enfants, en bois, ici et là, disposaient d’attraction, que les jeunes bambins ne boudaient aucunement.
Le vert de l’herbe dans cette journée radieuse et ensoleillé contrastait fortement avec le bleu du ciel, immaculé.
S’aurait été parfait si je n’avais pas été si triste.
Une surdité m’avait frappé.
Une vraie surdité. Plus aucuns sons ne parvenaient à mes oreilles.
J’avais tout tenté. Les bâtonnets à oreille. Le pommeau de douche. Les baffes. Mais rien n’y pu.
S’était cuit.
Plus de sons. Fini la belle musique, la douce et rocailleuse voix de Pauley Perrette. Fini les conversations au téléphone. Fini le vrombissement du moteur à 200 Km/heure.
Fini le chant des oiseaux au réveil. Fini le plic-plic des gouttes d’eau sur la terrasse après l’orage. Fini le son gutturale du tonnerre. Fini Les chants de Noël avec leurs cloches mélancolique. Fini le vent au bord de la mer. Fini les vagues se brisant en ressac à mes pieds. Fini les chants d’Opéra. Fini le cri des oiseaux au large, criant leur liberté au monde. Fini le froissement des draps sous le corps de sa bien aimée. Fini les cris qu’elle pousse quand son corps se tord dans la « petite mort », et son rire angélique en me regardant la rejoindre. Fini le crissement de l’herbe sous les pieds l’été. Fini le craquement des braises attisé par les grillades sur le feu. Fini la sonnette à la porte, son de cloche en cuivre. Fini les orgues à l’église emplissant mon cœur, et faisant fuir mon esprit. Fini les bulles crevants le surface du liquide sirupeux de ma bière. Fini le craquement des lattes du planchet le soir, quand plus un bruits ne vient perturber la nuit. Fini les sifflets presque inaudibles des « chauves-souris » filant par dizaines au dessus de moi quand j’explore l’univers à bord de mon télescope « spatial ». Fini le tic-tac de la montre à mon poignet. Fini le bouillonnement de la marmite sur le feu. Fini les « blings » des néons quand ils s’allument. Fini les cliquetis des clignotant de la voiture avant de tourner. Fini les chantonnements heureux. Fini le grincement de la porte en fer du pavillon à la manière du portail d’un château hantée, jamais graissée à dessein. Fini l’explosion des flaques quand les enfants se jettent à cœur et à cri, les deux pieds en avant. Fini le bruit de la craie crissant sur le tableau noir. Fini les craquements de la plume sur le papier. Fini le craquement du disque vinyle avant que la musique ne commence.
Fini le silence libérateur après une heure de trajets dans les transports en commun. Fini le silence teinté d’acouphène après une soirée à écouter un concert. Fini le silence après les heures de rires des enfants un après midi « barbecue ».

Fini le silence.


09H00
Je me réveille. Quel cauchemar !

vendredi 23 mai 2008

Drôle de rencontre

J’ai fait une drôle de rencontre cette nuit.
Elle était petite et vraiment mignonne.

J’était là scrutant les cieux avec avidité.
Mon entonnoir à photon devant moi, j’ai commencé à entendre un sifflement, un souffle répété et rapide.

A mes pieds, sa bougeait.

- Hum… toussai je.
- …
- Hum… encore.
- …

Bien, de toute évidence, la créature à l’origine du bruit ne semblais pas être dérangée par ma présence, et continua son manège.

J’attendis, muet.
Sa s’approchât.
Puis me frôla.
Et se stoppa.

- Hum… de nouveau
- …

Très précautionneusement, j’attrapa ma lampe faible puissance posée tout prêt, mis ma main devant l’ampoule afin d’en atténuer encore la puissance, puis alluma.

Un hérisson attendait, recroquevillé, me scrutant du regard.
Je lui rendis son regard inquisiteur.

Puis éteignis la lumière.

- Pourquoi éteint tu ? Entendis je d’une voie faible.
- … A mon tour, le mutisme m’envahi
- … Me rendit le petit être.
- Heu … Vous n’êtes pas sensé ne pas parler ? Tentais je, en contrôlant l’émotion.
- N’êtes vous pas sensé m’agresser ? me rendit le sac à puces.

De toute évidence cette conversation ne mènerait à rien.
Je décidai alors d’aborder la situation d’une manière différente.

- Heu, bonjour, je m’appelle Renaud. Ravi de vous rencontrer Monsieur le hérisson parlant. Balbutie je.
- "Madame", si cela ne vous dérange pas.
- Pardon. Répondis je.

Ce soir là, j’avais décidé de profiter du joli ciel dégagé afin de me permettre une petite vision de quelques galaxies dans la constellation du Lion et de la Vierge.
Mon télescope sorti, je m’étais installé dans le jardin, et couvert d’un blouson bien isolant, je m’étais adonné à cette occupation stérile.

- J’ignorais que les humains chassaient la nuit.
- Juste les étoiles dans mon cas.
- C’est quoi une étoile ? Ça se mange ?
- Non, sa se scrute, s’observe, s’est une nourriture spirituelle. Les étoiles, se sont les petites lumières que l’on voit là haut dans le ciel.
- Pourquoi faire ça ?
- Je l’ignore, pourquoi manger ? Plaisantais je.
- Pour vivre je suppose. Si j’ai faim, je sors de ma cachette, et je chasse les insectes. Il m’arrive aussi parfois de les scruter, comme ça. C’est pareil pour les étoiles ?
- Oui, c’est pareil pour les étoiles.
- Et que disent elles, les étoiles, quand vous les scrutez ?
- Elle me demande de les laisser tranquille. Elles n’aiment pas ça, l’inquisition.
- Inquisition ?
- Le fait de les observer, pour les juger, les classer, les cataloguer.
- C’est comme pour moi. Alors je les mange, mais les insectes n’aiment pas plus ça je suppose.
- C’est compréhensible.
- Bonne chasse alors.
- Merci, à vous aussi, bonne chasse.

Et la petite curieuse reparti à son occupation.
Je resta là un bon moment à me ressasser cette conversation, puis rentra pour la coucher sur le papier numérique.

C’est vrai ça. C’est stupide de regarder les étoiles. Ça ne sert à rien !

jeudi 22 mai 2008

La routine

Ah ce bonheur !
Une bonne vie c’est une vie routinière. Une vie tranquille qui s’enquille jours après jours sans surprises. Je n’aime pas les surprises.
C’est comme une poire que l’on ramasse sur l’arbre. On choisi sa poire, ou sa pomme, ça marche aussi avec les pommes, sur l’arbre pour une bonne raison, c’est que elle n’a pas touchée terre. Pas de surprise avec ça, une belle poire bien juteuse, avec une belle peau, sans tache, ni bobo. On lave sa poire, on l’essuie avec amour, en se régalent à l’avance du délicieux quatre heures qu’elle va nous offrir, et là… Patatras, c’est la catastrophe… ça vous laisse un goût atroce, amer, affreux dans la bouche… vous mâchez, et c’est pire, alors vous crachez, et constatez toute l’étendu du désastre. Ce n’est pas un vers, mais un nid complet, avec papa, maman, tonton, tata et les enfants qui ne sont pas vraiment contents que l’on ai croqué maman.

Et bien la vie c’est cette foutu poire tout les jours.

La semaine dernière j’en était à prendre mon foutu RER tout les matins.
C’est sympa le RER, surtout en printemps. Il fait chaud, les filles se dévêtissent facilement, un régal pour les yeux lubriques des hommes. Cela dit, je n’en profite pas. Problème de myopie.
Enfin, si un peu quand même… merde… Célibataire, beau gosse, bien élevé, pas pauvre, pas trop con, abordable, et surtout, adulte. Si je n’en profite pas, qui le fera ?
Et être adulte, ça a ses privilèges. Il n'y a pas maman pour vous taper derrière la tête si on regarde de jolie gambettes.
Et justement, la semaine dernière, il y en avait un tas de jolie jambe. Elles sortaient par paires en plus. Ça m’a laissé présager d’une formidable semaine.
Ce genre de routine, j’apprécie. Ce genre de routine me permet d’oublier mes problèmes.
Je ne vais pas m’étaler, larmoyant, sur la dure vie d’un célibataire qui cherche à acheter une maison alors qu’il n’a pas de problème de fric, ni sur son célibat à combler. Après tout, adulte et célibataire par choix. Même si ce n’est pas facile de trouver la femme qui nous plaise et à qui on plaît.
On en fait tout un fromage de l’amour, mais en fait s’est surtout que l’on en rêve comme sur une carte postale. Un jolie paysage, une superbe blonde sur la plage, avec de belles dents blanches. Ce que ne nous montre pas la carte postale, c’est le type qui la tient. Bref on en rêve de l’amour, mais c’est surtout du travail de ravalement en perspective, et pas forcement pour celui que l’on croit.

Une jolie vu, donc, dans ce RER, et depuis deux semaines que ça dure. Une routine auquel j’ai fini par prendre goût. Enfin, c’est surtout que l’on fini par faire mauvaise fortune bon cœur. Je n’ai pas trop le choix du moyen de transport. Je serais tellement mieux sur ma terrasse, à bronzer. Où mieux, sur la côte d’azur, sur une plage. OK… j’arrête de chouiner. Pas sexy un mec qui chouine

Ainsi, après mon heure matinale de mous boudeuses, d’odeurs de transpiration, de climatisations défaillantes, et de station debout prolongés, secoué dans ce qui fait la fierté des transports modernes, j’arrive à Gare de Lyon.
Là, je passe devant mes désoeuvrés habituels, avec le même sempiternel pincement de cœur face aux sans abris réclamant silencieusement de quoi survivre, ou simplement de quoi s’offrir un compréhensible remontant.
J’arrive à mon poste, fidèle toutou, prêt à tout supporter pour mes patrons adorés.
C’est sincère en plus. Il y a pire que mon travail, assis toutes la journée.
Rien à voir avec un boulot d’ouvrier, debout à se flinguer le dos, les mains, et les poumons.
Mon père a été ouvrier imprimeur, alors un dos cassé, j’ai vu. Je sers les dents quand j’y pense. Je ne peux qu’imaginer ce qu’il endure.
Je me suis coincé le dos un jour, et la douleur fini par revenir de temps à autre. Savoir que ce sera comme ça en pire, à vie, chaque minute … oui, je sers les dents en pensant à papa.

Mon boulot est sympa. Assis, un écran devant les yeux, je tape sur un clavier. Mon travail ne se résume absolument qu’à ça. Et pas trop mal payé en plus, même si je pourrais trouver bien mieux.
Et puis au boulot on rencontre des gens fantastiques. Bon, parfois agaçant, c’est clair, je n’imagine pas réussir à avoir une discussion avec quelqu’un, si il n’y a pas confrontation.
Une discussion, c’est une lutte. Verbale, certes, mais une oppositions d’idée. Alors forcement, il y a des frictions. Mais c’est ça qui m’intéresse dans les discussions, c’est l’émulsion.
Et j’en rencontre souvent des gens différents, avec des idées différentes. Du fait même de la nature de mon métier, je suis obligé de rencontrer des gens. Pas autant que je le voudrais, et pas forcement à mon avantage, mais il faut chercher son bonheur là ou on peux.
Alors, comme je vis dix heures par jours avec mes collègues, j’apprends à les connaître, je crée mes liens.

Mon boulot, c’est des missions différentes, face à des clients différents. Ça dure de six mois à deux ans environ.
J’en ai des choses à raconter. Des crises de fou rire, et des gens formidables qui m’ont enrichi.
Il y a eu du pire aussi. Des gens odieux, suffisants, arrogants, et méchants, vraiment méchants.
Des missions qui durent, et qui finissent.
Sa peut finir simplement, car on sais, et on s’attend, par contrat, à se que sa finisse.
Alors on se prépare, on planifie, on fête sa avec les potos du bureau d’à coté, on échange nos mails, les trucs habituels.

Sauf que, la semaine dernière, ça a été une fin de mission brutale et sans préavis.
Ah, la colère de ma chef de mission. Elle a été adorable. C’est bon de s’être senti soutenu par elle. Ça l’a fait sortir de ses gonds. Elle voulait que je reste, mais, quand les commerciaux s’en mêlent…

Me voilà donc, en inter contrat depuis.

Et puis, d’un coup de fil, je sais que la semaine prochaine, je serais à une heure et demi de ma prochaine mission, et pour six mois minimum. Enfin, ce n’est pas sur, il faut que je plaise au client, il faut me vendre.
Trois heures de trajet par jour… une nouvelle routine, plus longue, plus propice à rencontrer des gens, ou peut être pas.
Je rêve de partir à L.A. La Californie, Sunset Boulevard, Beverly Hills, Malibu beach…. Comment font-il là-bas ? Quelles sont leurs routines à eux ?

Décidément, une vie routinière, sans surprise, c’est vraiment le bonheur… Mais tellement ennuyeuse…

Le début

Bon si je ne me concentre pas un peu sur quelque chose, comme un fil directeur ... ça va partir dans n'importe quel direction tout ça...

Je parle de quoi en fait ?

Bon, un rapide entretient avec moi-même va sûrement mettre de l'ordre dans tout ce fatras.

Ok ... j'intériorise un peu :

"Oh eh !! .... (Écho)"

"Y'A QUELQU'UN ...?»

Bon ben je suis maintenant seul avec moi-même ... cool !! Je vais pouvoir me recentrer.

Quel bordel dans cette tête ... y'a de tout ... des souvenirs inutiles ... des connaissances non exploitées ... et pas mal d'inutilités ..
C'est paradoxalement vers ces inutilités que j'ai bien envi de ranger bien proprement sur le papier... enfin… sur le tube cathodique ... bref sur l'écran plat... Grrr ... je commence déjà à soliloquer inutilement...

Ok, je sorts la pelle ... et je mets dans le sac ...

"Oh hisse !!!"

Qu'est ce que c'est que ce truc ??

Tiens un vieux souvenir de mon enfance... si profondément enfouis sous le lisier de l'éducation que j'en avais oublié qu'il servait de socle, de soubassement pour tenir droit l'édifice de ma pauvre conscience en loque...

Que vais-je en faire ?

Hum ...

Bon, allé, je me lance... Je casse ce truc… et je l’encadre… ça va bien intéresser quelqu’un … les vides greniers intéressent souvent pas mal de gens…

J’extériorise … retour dans le monde réel.

Ah, ce vieux souvenir, il date tout de même.
S’était à Fontenay sous Bois, sûrement le plus vieux souvenir dont mes pauvres synapses me permettent d’extirper les images, sans cramer tous les neurones alentour.

Nous vivions à Fontenay, dans une grande tour de 18 étages. Au 13éme étage, à droite se trouvais au fond une porte.
Un numéro, le 131 indiquait la demeure ou mes parents, ma sœur Nathalie et votre serviteur ont vécu quelques années.

Des années roses et bleues, des années magiques… où chaque Noël possédait une magie secrète qui nous transportais dans un bonheur que je n’ai jamais plus connu depuis.
Sans doute mes plus belles années, pleine de certitude dans l’avenir, où rien ne pouvais ébranler la confiance en un monde merveilleux.

J’étais un enfant assez sage, trop pour le goût de mes parents.
J’ai mis longtemps avant de me mettre à parler.
Si longtemps que mes chers ancêtres s’inquietèrent de me voir muet pour le coup, ou bien sourd.
Je n’étais ni l’un ni l’autre, je profitais, tout bonnement, de ma vie simple et sans complications.

Je me souviens d’une poussette.

Ce siège était pour moi plus que ce qu’il peut représenter.
Il était le moyen d’explorer un autre univers, celui de derrière la porte.
Ce monde fascinant de derrière la porte…

Quand j’entrais dans cette poussette, je partais, mais j’ignorais toujours où.

Je me souviens des pots d’échappements, crachant leurs poisons étiolées en fluettes fumées.

Je me souviens de cette lumière, si différente de la lumière rougeâtre des lampadaires et appliques murales de la chambre.

Je me souviens des odeurs, du vent, du froid, du chaud, des bruits…

S’était un monde si fascinant.

Ce souvenir est tenace. Je n’ai pas envi de le perdre. J’aime se souvenir. Je suis né avec lui.

My Big One


Mon Telescope Dobson en tube ouvert serrurier de F/D 4.5


Tout fait main

J'ai retiré l'entraînement électronique fait maison, de sorte qu'il n'est plus piloté par ordinateur ...


C'est un diamètre 16 inches soit 416mm
J'ai pu voir un nombre impressionnant d'objets céleste grâce à lui.

J'y ai adjoins une tête binoculaire ... "the must have" ...
Pour les néophytes.
Miroir principal de 25Kg
Auteur de l'engin : 1m85
Soit selon l'étalon standard : Environ une Pauley Perrette de hauteur (elle doit faire 1m78 je crois)

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Il est beau à croquer non ?
Deux mois déjà !

Mon Isis

Et en plus elle est câline

Ce que j'y vois


Cette photographie a été prise dans la Vienne également.

Cet endroit survole la vallé à droite.

Quand je m'y suis rendu, j'accompagnais ma mère ... que j'embrasse tendrement.
Il s'agit de la Chapelle Saint-Pierre édifiée au XIIème siecle.
Nous sommes ici à Angles sur l'Anglin.

mercredi 21 mai 2008

Que sommes nous ?



J’ai trouvé une sourie noyée dans un pot rempli d’eau
La pauvre a cherché à boire une goulée,

mais a coulée et bu sa dernière tasse.
A-t-elle nagée ?

Et combien de temps avant que l’espoir ne la quitte, sans espoir d’une aide divine ?

Gonflée elle flottait là et me regardait, d’un regard accusateur,
moi son bourreau qui ai laissé là ce pot sans surveillance.

Comment ne pas prier pour cette créature ayant survécue tout l’hivers,
pour finir là mangé par les vers.

Dieu redouté ne reprend pas à l’aube se qui reviens au crépuscule !
Chaque chose se doit sans devoir à autrui.
Alors pourquoi te devoir se que tu nous a offert.
Car si tu prête nous l’avons pourtant comme notre, cette âme qui fait de nous tes adorateurs.

Ne reprend pas Père ceux que l’on aime aujourd’hui…
Ne reprend pas Père ceux que l’on choya hier…
Ne reprend pas Père celle qui nous fit naître…
Car si tu es Père, elle sont nos mères…

Bienvenue au monde

Les poumons douloureux brûlent en moi chaque seconde.
Et le feu si lourd qui bat à mes tempes annoncent.
« Ce bienvenue au monde est promesses fécondent »
Dieu adoré m’a ôté au sommeil stérile.
« Long néant immuable où l’âme est la réponse »
Pour mieux me jeter en ce monde hostile

Ce vert profond est lu dans des yeux d’agapē
Offrande de chaleur et de lait maternel
Ce spectacle d’amour rempli mon cœur de paix
Oh Ciel, je suis poussière en Tes mains éternelles,
Mais si grand en ses bras si frêles et serviles.
Je l’aime… mais que tout ceci Te parai puéril.

Les bulles






Les bulles

Les adorables bulles font flotter mes rêves
Des bulles alcooliques pour un cerveau brumeux
Des bulles carboniques pour manque d’oxygènes

Je flotte sur des vagues d’alcools
Navire qui sombre dans la lumière tamisée
D’un bar quelconque de la rue « troquet »

Petites bulles, qui explosent mes synapses
Jolies ambre de la liqueur dorée
Brûlant liquide pour une froide soirée
Rempli mon verre pour me vider ma tête

Le hic du bar de la chic manie
Du levé du coude du dés à coudre
Est le flip d’après du verre d’avant
Du verre à vin qui file un vent

Prieres






Supplique

Agnostique devant Toi, mais croyant devant l’homme
Je souffle mes mots en mon inaccessible fort
Tu m’écoutes, je le sais
Tu comprends, je le sens

Ils sont là, ceux qui attendent de Toi
Tu est là, et Attends de nous
Que nous fassions se que Ta volonté veut

Entend nos souffrances comme nous les ressentons,
Car nos coeurs vont vers Toi
Et nos bras se tendent
Vers Ton infini et Ta lumière

Je me bat Tu le sais
Et je veux plus que tout
Que Tu me donnes la force
De me battre encore
Pour ceux qui en ont besoin.

Regarde nous, Vois nous, Ecoute nous, Aime nous.
Non parce que je le demande,
Mais parce que je le prie

Agnostique devant Toi, mais croyants devant l’homme
Je vois en l’homme Ta divine main
Je crois en l’homme qu’il puisse encore faire
Se que Ta volonté désire en Son secret dessein.

J’implore, je supplie, et je ressens en mon sein
Cette lumière qui me réchauffe et me guide.

Je prie pour que cette lumière guide les cœurs obscurs,
Des hommes qui sont bon comme des hommes mauvais.
Puissent-ils sentir cette clarté que Tu mets, en chacun de nous.
Puissent-ils ouvrir leurs pensées, vers Toi.

Poemes pour Pauley Perrette




Sylphide

Poussière d'ange sur mes ailes froissées
Qui d'une brise tendent à s'envoler
Plume d'orage et couleurs moirées,
ma robe fuse, vaporeuse, dans la clarté

Impérieux, il semble que grondent,
d'un chant profond quelques secondes
Mélopées d'été à gorge déployé


Tombent ainsi adorables larmes
Les muses qui chuent du torant céleste
Celles-la même qui inspirent les Dieux
et volent gracieuses au-dessus des hommes

Assourdis, il semble que grondent,
d'un chant profond quelques secondes
Douleurs d'été, les pleurs étouffés


Calme tourmente à l'astre de jour,
Délitée par Eole aux vents violents,
d'une inspiration je gonfle d'orgueil
Mais j'expire sur les rivages lointains

Regrettés, il semble que grondent,
d'un chant profond quelques secondes
Chagrin d'été, les rires oubliés


Vécu hardiment cette saison passée
Mon vol gracieux filant, éthéré
Suis-je oiseau cherchant l'envol
ou un orage fuyant l'été ?